Sultan Zarbi 1
Sultan Zarbi 1
2 février 2012Transports en… communs
17 janvier 2012Ce matin je me lève et je me tape le pied dans la commode aïe j’ai mal.
Je me lève juste le temps de vous raconter la journée d’hier en résumé ça donne ça.
C’est lundi et je dois trouver un dentier pour le spectacle,
j ai une répette en fin de journée et bien sur je m’organise.
Je fais mon sac et j’y mets mon costume en ésperant
avoir suffisament d’éléments pour être crédible.
Il faut que j aille encore chercher un dentier et des verres de contacts,
en sortant je me dis que les TPG sont chères, mais que bon, il faut bien prendre un ticket
parce que je dois me déplacer à l autre bout de la ville,
ok je paie, bon citoyen.
Je monte dans le tram et quand j arrive au magasin de maquillage le voilà fermé,
bien sur nous sommes lundi, les artistes font relâchent le lundi.
Alors l’envie me vient, de faire un tour dans un autre magasin mais il est situé juste
entre deux arrêts, alors je prend mon courage a deux mains et j affronte le froid hivernal,
me voilà parti pour dix bonnes minutes de marche a pied.
Me voilà dans l’autre magasin, et ici il n y a que des costumes,
je ne trouverai pas les accessoires que je recherche.
Je ressort et je me retrouve bien évidemment entre deux arrêts, je trouve franchement
que les arrêts sont trop éspacés, donc je continue ma route a pied, direction le centre ville.
Arrivé à l arrêt je constate que les déssertes ont changées
et que ma correspondance est à l’arrêt suivant. Il fait froid et oui très froid,
mais courage, je continue, j ai mes lunettes a réparer et je dois trouver une solution
pour des verrres de contacts jetables je suis un artistes pauvres et bigleu, moi.
Après deux arrêts et demi à pieds me voila donc au chaud dans l’autre tram, celui qui m’emmènes
de l’autre côté du centre ville. Là je fait ce que j ai a faire et saute dans le tram
qui me ramènne au petit bistrot que j affectionne, mais bien sur le tram
ira ailleurs pendant que je marche encore dix bonnes minutes pour atteindre le bistrot.
Voilà que j’ai une heure a tuer avant de repartir pour la repett, donc en sortant,
je me dis que pour deux arrets de bus, je m autorise a ne pas repayer un billet,
mais une fois de plus la salle de répette est entre deux arrêts, rebelotte a pied mon
gars courage, encore cinq bonne minutes et il fait froid. b
M’y voila, c est l heure de la répette, trois bonnes heures en costume et ont a fini.
En sortant, bien sur je marche, j’arrive devant l’arrêt, qui a bien sur été déplacé, le bus me passe sous le nez, avec courage je m’approche du tableau des horaires et il est manifeste que le lundi soir, il faut attendre quinze minutes que le suivant arrive, il fait trop froid autant marcher, d’ailleurs, je suis surpris de voir à ces heures tardives autant de gens remonter la rue a pied, un lundi, c est pas commun pour les Genevois de se déplacer a pied.
J’arrive enfin a mon petit bistrot pour la pause bien méritée, mais il est trop tard mon serveur préféré
en est au nettoyage. Bon bein d’accord, je rentre chez moi, a pied, bien sur, l’arrêt des transports en communs n’est toujours pas devant le bistrot, j’arrive à la hauteur de la prochaine station et miracle le tram, qui va me ramener chez moi apparait par magie, frigorifié sans trop y penser, je monte dedans vraiment, j ai les pieds en compôte après cette journée de marche, en plus, je passe ma répette dans une paire de vieux sabot en bois, je vous jure que c’est vrai.
Plus que deux arrêts et ma journée pantoufle va pouvoir commencer mais à l’arrêt suivant
juste au moment au le tram ferme ces portes, bien sur, contrôle des billets et oui le lundi soir à vingt trois heures, le tram est remplis de resquilleurs, c est sur et bien sur, j en fait partie, moi qui ai passé ma journée a éviter les transports publics, histoire de ne pas me faire coller, j’en ressort deux arrêts plus loin, accompagné d’une bande de controleur avec les cinqs oû six personnes, qui n en pouvaient plus de marcher comme moi.
Nous voilà bon pour le controle et la douloureuse de quatre-vingt fransc suisse, tout de suite ou sinon c est plus chère, trop bien le lundi dans les… tramways..? Je vous le dis moi….aieuuu j ai mal aux pieds, Y a plus qu’a aller boire des verres en bas de chez moi et aller me coucher, entre les godasses et la facture de la journée me voilà frais, si je puis dire, heureusement qu’il me reste ma….guitare, pour un petit boeuf en solo.
Lettre ouverte a un ami ?
25 octobre 2011Etant donné le discours réducteur, agressif et négationniste assené par des gens qui n’y étaient pas, je me permets de t’écrire ces quelques lignes pour te donner un bilan plus qu’ exhaustif de ce que nous avons pu vivre et développé dans ce que tu appelles vulgairement les squats et la culture alternative, voire juste une bande de parasites puants… des sales pauvres, voir, étrangers en plus..disons les mots.
j’y suis entré par hasard dans les années 80 parce que je cherchais un lieu ou dormir, étant à l’époque à la merci des agences temporaires, il y avait de longues périodes où le salaire ne rentrait pas de manière régulière et les loyers commençaient déjà à augmenter sérieusement. Je me souviens notamment de cette sous-location à 750.- francs par mois pour une petite chambre avec une armoire qui me servait de cuisine et coûtait déjà la moitié de ce que je gagnais sur les rares chantiers où je pouvais bosser et je me demande bien qui de toi (qui a hérité d’une petite maison il me semble, merci mère-grand) ou de moi profitait déjà d’un système d’échange basé sur de franches inégalités…
Je faisais déjà à l’époque de la guitare et il ne nous était pas possible avec mes copains de trouver des lieux pour faire du bruit comme vous l’appelez communément mais ce bruit a quand même produit il me semble de belles choses, je te fait le résumé parce que la liste est trop longue, pour ne pas parler dans le vide qu’est-ce que le bruit, sa définition est simple, c’est l’inverse de la musique, et qu’est-ce que la musique ? C’est là que la question s’ouvre sur un gouffre qu’il me semble que tu n’oses franchir et que bien d’autres avant toi ont eu le courage de traverser.
Je pense à des gens comme la Fura del Baus, une compagnie espagnole particulièrement efficace qui dans ces années-là avait commencé un travail particulièrement impressionnant sur le mouvement des foules et qui depuis a fait du chemin, ses fondateurs travaillent désormais comme prestigieux metteurs en scène dans les plus grand théâtres, opéras et grandes villes du monde mais vraiment déjà à l’époque leur approche d’avant-garde était particulièrement décriée par les gens et les héritiers de bonnes familles et adorée par les gens plus…. ouvert à l’art et a la performance, ça y est le mot est dit: de l’art, mais sans entrer dans le débat de sa qualité, débat qui n’en finirait plus car c’est l’état d’âme de celui qui le vit, qui en fait sa valeur.
Je voudrai juste te rappeler, à toi qui nous craches au visage, que je me souviens bien du Cabaret d’Avant Guerre qui, il me semble, d’ailleurs j’y étais moi monsieur, a été invité a se produire pour cette grande kermesse nationale suisse « EXPO 02″ si mes souvenirs sont bons, en croisière sur un des lacs de notre beau pays et oui monsieur, et c ‘est aussi grâce à l’existence de lieux comme l’usine, Rhino et bien d’autres, que d’innombrables projets ont pu naître et être plébiscités et exploités par tes pairs un peu partout ici comme ailleurs, je parlerai aussi des Young Gods, une institution de la musique progressive et contemporaine reconnue internationalement qui nous a magistralement émerveillé lors de la fête de la musique et notamment célébré par le guitariste de U2, tu t’en souviens de U2 ça te dit quelque chose au moins tu n’as pas pu ne pas danser sur leur musique, à l’époque on n’entendait qu’eux,et bien eux ont eu la chance de trouver un local de répétition à Artamis, tu sais l’endroit ou il n’y avait que du bruit et des drogués, je voudrai te dire encore qu’à l’usine de nombreux artistes Genevois et internationaux, ont pu aussi enregistrer leurs disques, se produire en concert et débuter ainsi leurs projets pour ensuite se propulser vers d’autres lieux et d’autres horizons.
Manifestement nos routes se sont bien éloignées depuis le temps où nous courrions la donzelle et courtisions les mêmes filles et tu m’en vois désolé car nous voilà maintenant face à face dans un combat fratricide et forcément mortifère, qui ne peut être que stérile, oui je dis stérile, car comme tant d’autres, tu ne cherches que l’affrontement démagogique, la différentiation et la distanciation malsaine, pour affirmer ton sens primitif et vulgaire de la justice et de la propreté qui n’ont pas lieu d’être dans des espaces d’expérimentation et de travail sur l’humain, l’espace, la matière et le temps, et oui de grands mots pour ne pas, à ton instar, réduire le travail et l’existence, non pas de toute une vie mais bien d’innombrables vies, de gens qui ont aussi le droit aux repos et aux loisirs, tu sais tous ces gens que tu traites d’enfants gâtés ce sont les mêmes que tu exploites en les sous-payants et en les extorquant quand tu leur loues un endroit où dormir, que tu vas au cinéma, au spectacle, au festival, au concert, au théâtre, quand tu regardes la télévision et que tu applaudis copieusement parce que tu a trouvé la danseuse ou la comédienne si jolie, que tu aimerais bien la rencontrer.
Il me vient des images de Zola et des scènes parisiennes des années folles où les artistes sur la scène et dans les salles vivaient alors dans des taudis et se couvraient de strass et de paillettes pour éblouir le bourgeois, serais-tu tombé en regardant sous la jupe de la dame ou derrière le rideau, sur quelque chose qui t’ont fait peur, sur un os ou sur un gonocoke, voire sur un clown, je connais plein de gens qui n’aiment pas les clowns, mais est-ce vraiment raisonnable de hurler si fort ton dégoût de ce que d’autres ont essayé de vivre ou de survivre….? si tel est le cas, tu m’en vois désolé mais ce n’est pas une raison je te prie de me tirer dans le dos, si tu n’aimes pas ce que tu vois, viens donc nous aider à faire mieux, plutôt que d’essayer lâchement de tout détruire et je pense que tu seras comme bien d’autres le bienvenu, comme je l’ai été et je dois ici d’ailleurs en profiter pour remercier tous les amis et les femmes qui m’ont aimé, embrassé, battu et combattu dans ces lieux de création et de perdition, où j’ai eu la chance de grandir jeune et longtemps, pour avoir au moins essayé, eux, de me rendre meilleur homme, amant, et artiste si je le suis vraiment devenu et toi… l’impresario qu’es-tu vraiment devenu, mon ennemi vraiment ? ou est-ce moi le naïf ?
Pour conclure, il faudra bien que l’art naisse de quelque part et c’est souvent j’en conviens là où personne n’a envie de regarder que viennent les surprises mon cher, j’utilise une vieille ficelle de magicien pour apaiser peut-être ton dégoût ou ta jalousie, mais sache qu’il était bien stipulé au-dessus de la porte que cette entrée était réservée aux artistes ou le panneau a dû glisser, et la direction décline toute responsabilité en cas d’accident sur le chantier.
A bon entendeur … salut.
Delta blues 1
25 octobre 2011Delta blues 1
Fais moi crédit j’te dit mais z’y va…
15 septembre 2011Ce que j aime dans la crise bancaire actuel c est que je me sens moins, le seul a qui on ne fait plus crédit.
C’est vrai quoi, les banques ne se font plus confiance, les états non plus. Haa! je me sens moins seul quand on me refuse
la carte de crédit qui me permettrai d’acheter moins chère, mes billets de trains ou d’avions sur internet.
C’est vrai que plus le demandeur est pauvre plus le risque est élevé que l’on ait affaire à un voleur, en résumé
c est tous les grecs que l’on accuse d’être des voleurs. Allez hop pas de détail police, menottes, prison pour tout ce petit monde,
Alcatraz à coté c’est le lieschteinstein, allez fini le crédit zou..
Vraiment j’adorerai avoir une carte de crédit, j’adore ce jeu ou tant que l’on joue on gagne
c’est comme les cartes banquaire au distributeur chaque fois que je joue je gagne.
Vivement que je sois moins pauvre pour moi aussi avoir ma carte de crédit, pour pouvoir voler les autres… là.
Mais dites moi, quand on se fait voler qui est un peu plus riche et qui est un peu moins riche,
le voleur ou le volé et qui est vraiment le voleur, le plus riche ou le moins riche ?
C’est quand memes vrai que si je vole a crédit on pourra toujours me faire crédit,
que j’ai volé a un plus riche que moi, donc le volé aura d’abord a remboursé
sont crédit pour pouvoir dire que cet argent est vraiment à lui
c’est plus honnète et moins risqué, non ?
Fais moi crédit j’te dit mais z’y va…
AU PETIT FUMEURS DE JOINTS
29 novembre 2010A force de polluer l’espace médiatique par des faits divers et des idées puant le fachisme et la xénophobie les journalistes sont aussi responsables de l’ambiance délétaire au sein de la population. A quand la charte des droits de l’homme aux frontons des écoles, des hopitaux et des postes de police…..?
Je souhaite bon voyage… et courage.. aux petits fumeurs de joints.
MAUVAISES ODEURS….
21 novembre 2010- MAMAN QUE DOIS-JE FAIRE …
J’ENTEND LE BRUIT DES BOTTES QUI REVIENNENT…..
- MON FILS… VEUX-TU BIEN ME PASSER… LA GROSSE
BOITE DE CARTOUCHE DANS L’ARMOIRE ET NE RESTE PAS PRETS DE LA FENETRE….
- … ET N’OUBLIE JAMAIS D’ALLER…… VOTER…????
……- ET A FORCE DE SUIVRE CEUX QUI HURLENT AVEC LES LOUPS NE T’ETONNENT PAS DE RECEVOIR DES COUPS DE FUSILS…!!!!
Le BAIL ça fait un BaiL
19 novembre 2010S’ouvrir au bail associatifs c’est accepter de participer a une action de choix concertés en commun, dans le cadre indispensable d’une autogestion relative …mais relative a quoi, la loi de l’offre et de la demande, d’une certaine forme de Mode … voir d’une tendance d’actualité…mais ou est l’associatif ou le coopératif, si les choix sont en parties ou en totalités, extérieurs et imposés au groupe… cela ne fait pas sens commun mais force de Loi…. hors… dans des conditons unilatérales, ces statuts « autonomisants » n’ont plus de sens.
Comment concilier une certaine cohésion indispensable a tout action commune, avec une lattitude de choix des intervenants réduite, voir imposée par la demande extérieur au groupe qui au vu de la situation sur le marché du locatif…..est soumis a une pression tel que cela ne devient plus un choix réel mais bien plus une obligation au vu des circonstances… Cohésion et convivialité qui mêmes expériences faites sur le long termes est, plus que difficile a maintenir et a rendre possible sur ne serait ce que du moyen termes… D’ailleurs c’est là que repose tout l’art de l’autogestion et du bail associatif… maintenir une cohésion tout en preservant la convivialité au travers de diverses formes d’autonomies, de propositions, de choix et de mise en communs… alors si le choix ne peut se faire c’est quoi, pour vous, un bail associatif.
Du bon sens en politique …. ou simple perte de pouvoir….?
Effectivement l’enjeu est fondateur …. mais pourquoi ne pas, en définitive, aller vers des options de propositions mixtes….. pour mettre fin a des négociations qui apparaissent salutaires, parfois on donne un peu trop…devant le rapport de force…et c’est dommage je continue a dire, et j’insiste, que ce mode d’habitat étant manifestement un choix des deux parties pourquoi alors refuser a l’un ce qui est imposé par l’autre … ce mode de décision apparait pour le moins arbitraire…et infantilise au départ toute bonne volonté en la soumettant a une dépendance de gestion unilatéral des forces, sans possibilité de réequilibré l’univers dans laquel elle évolue… le « dictat sous-jacent » imposé par cette condition donne déjà lieu « en interne au quotidien » a de nombreux conflits ce qui risque bien evidemment de se produire a plus grande échelle, au détriments des deux parties, si la cohésion et l’ouvertrure, dans l’interet de l’associatif n’est pas la ligne de conduite première des choix de « fondations » et d’attributions…. je vous rends donc particulierement attentif a cette disposition qui m’apparait comme vouée a être assouplie si on veut aller sereinement vers un statut participatif et raisonné du bail associatif.
Croquis en 1 minutes 30…
20 septembre 2010Vague a l’âme ou l’assassinat du RHINO
4 mars 2010Barbares, pirates ou flibustiers, je croyais cette époque à jamais disparue dans les flots lointains des océans, mais manifestement, chasser la baleine ou les sirènes de l’argent continue à être d’actualité.
Quand le droit s’éloigne, qui sont les premiers à s’approcher des bateaux marchands ? Souvent les barbares pillent et violent sans complexe, au mépris des plus fondamentales lois de la mer et humaines, ah oui… la charte des Droits de l’homme est plus récente, mais bon, passons-leur allégrement sur le corps, c’est toujours ça de pris comme butin…
Qu’en est-il des pirates ? Sont-ils moins cruels ou simplement plus civilisés, souvent la taxe leur suffit, inutile de détruire un navire qui peut encore servir, laissons-là ces bourgeois aller accomplir leur négoce, ils reviendront et le butin sera peut-être meilleur la prochaine fois.
Là me revient la question toujours ambiguë de savoir de quels côtés observe-t-on la proie, devrons-nous être barbares ou pirates, ou serons-nous de simples flibustiers chassant pour le compte de quelque roitelet imbus et orgueilleux faisant croire à ses sujets que la loi vaut mieux que la raison… Où se trouve donc la proue de la poupe, faut-il regarder le fond ou la cime du navire, ou bien encore sa ligne de flottaison.
Est-ce des barbares, des pirates ou des flibustiers, ceux qui volèrent les navires espagnols ou anglais, remplis au-delà du raisonnable, ou rendaient-ils simplement justice à tous les massacres que ces salauds avaient infligés aux peuples qu’ils partaient piller en toute impunité et allégresse.
Que tout cela m’a l’air nuisible à la bonne intelligence et à la décence minimum qui devraient nous rappeler que quand les puissants et les propriétaires revendiquent leurs acquis, c’est depuis la nuit des temps qu’ils le font en notre nom à nous, les pauvres… artistes, commerçants, citoyens, esclaves heureux que nous sommes de leur bon vouloir, de nous « offrir » de leurs largesses bienfaitrices le trognon de pain sec et la couche de paille empestant l’urine des chevaux que nous devons côtoyer chaque soir pour dormir afin d’accomplir nos tâches quotidiennes du fond de notre cale.
Ça me rappelle une histoire de Bounty, non pas celui au chocolat et à la noix de coco de notre enfance, non, celui qui a fait la gloire du cinéma américain dans ces grandes années du noir et blanc…
Que nous étions fiers de nos révoltes et de notre héroïsme par procuration… mais je me rappelle aussi que nous avions été tristes de voir tous ces pauvres marins affamés, se faire pendre du haut de la grande vergue et se balancer dans ce splendide décor style Caraïbes, mais à la fin du film, le héros ayant triomphé, nous sortions du cinéma avec un sourire heureux et allions vite nous coucher pour faire de beaux rêves d’aventures.
Moi le film m’a plu mais la réalité que j’y entre-aperçois aujourd’hui ne me plait guère… Comment peut-on décemment hurler à la mort des mutins ?! Je croyais notre Etat et nos concitoyens civilisés et qu’ils avaient signés les récents accords sur l’abolition de la peine de mort, ah oui… plaie d’argent n’est pas mortelle, et les Droits de l’homme ne s’appliquent pas à l’exécution économique du citoyen, quoique ?…
Alors pourquoi tant de haine et d’acharnement sur les minorités vivants dans nos « cales » ? Le citoyen bourgeois dans sa débâcle économique aurait-il toujours le goût du sang au bord des lèvres et le couteau entre les dents, poussé à l’abordage par quelques capitaines criminels et corrompus ?
En voulant lyncher les petits au profit et pour le bon vouloir des gros, encore et encore, l’histoire se répète, et rien de cette si brillante civilisation capitaliste et meurtrière ne me fera changer de point de vue, bien au contraire… Quel dégoût de mes contemporains… cela me remonte du tréfonds de l’âme et me met les larmes aux yeux en pensant à tous ces hommes et ces femmes qui sont morts et qui meurent encore aujourd’hui pour un peu plus de justice… Pour leurs logements, leur alimentation, leurs enfants, leurs terres, leur planète, et j’en passe…
Je vous l’avoue, je ne suis pas pour la justice, mais je suis en revanche, profondément et irrémédiablement contre l’injustice, et cela depuis que j’ai pu différencier la vérité et la raison, de la dictature, de quelque sorte qu’elle soit, la raison d’Etat me fait vomir… on ne traite pas des idées politiques comme on traite des injustices humaines, rappelons-nous que la dernière guerre est provenue d’élections démocratiques et de décisions économiques arbitraires et ne pourrions-nous pas profiter de ce que nous a appris l’histoire pour grandir un peu mieux tous ensemble… Beuuurk je vous voooomis et vous conchie… ça c’est sûr !!!!…

